En 2026, l’écart de prix entre la Belgique et le Luxembourg sur les cartouches de cigarettes atteindra un niveau inédit, conséquence directe des hausses fiscales belges programmées dans le plan anti-tabac adopté en 2023. Cette politique prévoit une augmentation progressive du prix du paquet, jusqu’à franchir la barre des 11 euros dans certains points de vente belges, tandis que le Luxembourg maintiendra une taxation nettement plus faible.Les différences de prix entre ces deux pays dépassent désormais le simple enjeu budgétaire pour les consommateurs et influencent les dynamiques frontalières, les flux d’achats transfrontaliers et les recettes fiscales nationales.
Ce qui change pour les prix des cigarettes en Belgique en 2026 : hausses annoncées et contexte fiscal
La Belgique entre en 2026 avec une réalité inédite pour le marché du tabac. Les décisions adoptées trois ans plus tôt dessinent aujourd’hui leurs effets : les prix connaissent une progression régulière, exactement comme planifié à l’issue des débats parlementaires de 2023. Résultat, les étals affichent le paquet de cigarettes au-dessus de la barre des 11 euros. Ce passage s’explique par un double relèvement, celui des accises et celui de la TVA, chacune recalculée à la hausse, étape après étape.
L’État affiche sa stratégie sans ambiguïté : réduire la consommation, envoyer un signal dissuasif, durcir le contrôle de l’âge, mais aussi enclencher une remontée des recettes fiscales. Mais derrière la volonté affichée, d’autres dynamiques se déploient : circuits parallèles, ruée vers des achats chez les voisins ou multiplication des achats transfrontaliers.
Le secteur s’ajuste comme il peut : les alternatives comme la cigarette électronique ou le tabac chauffé gagnent du terrain, profitant d’une clientèle tentée d’explorer d’autres options. Les revendeurs voient leurs marges bousculées et découvrent une fidélité à géométrie variable chez leurs clients. L’idée d’une harmonisation tarifaire à l’échelle européenne se fait entendre sans jamais vraiment avancer.
Pour résumer ces évolutions concrètes, voici les points majeurs à garder en tête :
- Un prix du paquet qui s’établit autour de 11,20 € dès 2026
- Relèvement simultané des accises et de la TVA sur chaque produit du tabac
- Développement accéléré des nouveaux produits alternatifs
Cet envol du prix final rebat les cartes, modifie les pratiques d’achat et modifie les stratégies individuelles. Les liens avec les pays limitrophes se tendent dans la foulée et chaque fumeur reconsidère ses habitudes de consommation, à la recherche d’options légales ou détournées. Toute la question reste de savoir si cette politique arrivera à contenir la demande ou simplement à la déplacer.

Luxembourg, Belgique, Allemagne : où acheter sa cartouche au meilleur prix en 2026 ?
Le Luxembourg occupe une place à part sur la scène européenne en matière de prix du tabac. Encore en 2026, l’écart avec la Belgique ou l’Allemagne se creuse. Les clients frontaliers y voient une occasion en or de réduire leurs dépenses, la différence frappant dès le passage en caisse. Pour les grandes marques telles que Marlboro ou Lucky Strike, le prix luxembourgeois s’affiche à près de 40 % de moins qu’en Belgique, conséquence d’une fiscalité bien plus souple et d’une stabilité tarifaire depuis plusieurs années.
En rayon, au Grand-Duché, le paquet se situe autour de cinq euros. En Belgique, il dépasse les 11 euros, alors qu’en Allemagne, le prix se rapproche des 7 euros selon la marque et la localisation. Face à la flambée des prix belges, le flux vers le Luxembourg et l’Allemagne s’intensifie et alimente la dynamique du commerce transfrontalier.
Pour comparer concrètement l’écart selon les lieux d’achat, regardons les prix moyens d’une cartouche en 2026 :
- Luxembourg : environ 50 € la cartouche
- Allemagne : autour de 70 € la cartouche
- Belgique : plus de 110 € la cartouche
Les règles douanières, elles, ne varient pas : un seul carton de cigarettes autorisé par voyageur à la frontière. Accentués, les contrôles n’enrayent pas pour autant une partie des achats massifs ni les contournements ponctuels sur les trajets frontaliers les plus fréquentés. La différence de prix, l’intensification de la surveillance et l’attrait du gain encouragent aussi l’émergence d’une économie parallèle, difficile à contenir. Faudra-t-il attendre un choc politique pour revoir ces écarts ? Ou la logique des prix poursuivra-t-elle sa course, dessinant sans relâche de nouveaux itinéraires pour ceux qui cherchent à payer moins cher leur cartouche ?


