À Hollywood, les projecteurs ne se tournent pas seulement vers les acteurs isolés, mais parfois vers des lignées entières. Les Skarsgård, plus qu’une fratrie, forment un véritable phénomène. Pas juste deux ou trois comédiens sortis de la même maison : quatre fils qui avancent sur les traces de leur père, avec en toile de fond une famille entière dont chaque membre semble s’être taillé une place, que ce soit sur les plateaux ou loin des caméras. Serez-vous capable de démêler qui fait quoi dans cette tribu suédoise dont les noms défilent au générique de productions mondiales ? Même si vous pensez n’en connaître qu’un, il y a fort à parier que leurs visages vous sont déjà familiers, souvent sans même que vous sachiez qu’ils partagent le même arbre généalogique.
La célèbre famille Skarsgård
Huit frères et sœurs, voilà le portrait de la famille Skarsgård. Une fratrie à rallonge, composée d’aînés déjà adultes quand les plus jeunes font tout juste leurs premiers pas. Dans l’ordre, citons Alexander (1976), suivi de Gustaf (1980), Sam (1982), Bill (1990), Eija (1992), Valter (1995), puis Ossian (2009) et enfin Kolbjorn (2012). Les six premiers sont nés du mariage de Stellan Skarsgård avec My Skarsgard, tandis que les deux derniers garçons sont issus de l’union de Stellan avec Megan Everett. Un clan qui s’étend sur près de quatre décennies, où la différence d’âge crée un panel d’expériences aussi variées que leurs parcours.
Dans quoi les frères Skarsgård ont-ils joué ?
Quatre frères, quatre trajectoires, mais une même passion pour l’écran. Si trois d’entre eux dominent clairement la scène internationale, un quatrième fait, lui aussi, ses premiers pas dans le métier.
Commençons par Alexander, l’aîné, qui s’est imposé avec un Golden Globe pour son interprétation marquante de Perry Wright dans Big Little Lies. Mais sa filmographie ne s’arrête pas là : il a aussi incarné Tarzan dans The Legend of Tarzan et le charismatique Eric Northman dans True Blood. Impossible de passer à côté de Gustaf, deuxième de la fratrie, dont le public retient surtout le rôle de Floki dans Vikings et celui de Karl Strand dans Westworld. On le retrouve également dans The Way Back (Voss) et dans Evil (Otto), confirmant sa capacité à donner vie à des personnages complexes.
Bill, le troisième, a quant à lui marqué les esprits dans le costume du terrifiant clown Pennywise, sorti de l’imagination de Stephen King, dans IT et IT Chapter Two. Il s’est aussi illustré dans la série Hemlock Grove (Roman) et dans Deadpool 2 (Zeitgeist). Quant à Valter, benjamin du quatuor d’acteurs, il poursuit sa route avec des rôles moins médiatisés mais tout aussi solides, comme Jon dans Arn, Elias dans IRL (In Real Life), ou encore Lippi dans Svartsjon.
Ce parcours collectif ne tient rien du hasard. Leur père, Stellan Skarsgård, n’est pas seulement célèbre en Suède : il s’est imposé à l’international, avec près de 150 films à son actif, dont Good Will Hunting, Mamma Mia ! et Amistad. À propos de ses enfants, Stellan confiait à l’Associated Press, non sans humour : « Je suis heureux qu’ils aiment leur métier, et tant mieux qu’ils aient du talent, parce que ç’aurait été terrible qu’ils tentent de suivre mes traces sans y arriver. Je ne donne pas de conseils, à part être à l’heure, être aimables et profiter du voyage. »
Tous les Skarsgård ne sont pas dans le showbiz
Si le cinéma occupe le devant de la scène, certains membres de la famille ont choisi des voies radicalement différentes. Les deux plus jeunes, Ossian et Kolbjorn, sont encore loin de l’âge adulte, même si Ossian a déjà prêté sa voix à Young David dans The Wife, preuve que le virus familial n’est jamais bien loin. Sam, de son côté, a préféré la médecine, à l’image de leur mère, tandis qu’Eija, seule sœur du clan, a connu la lumière des podiums avant de se retirer du mannequinat, sans exclure un possible retour.
La diversité de ces parcours inspire le respect, jusque dans les mots de Bill Skarsgård, rapportés par OSSA : « Il y a une forme de pudeur, parfois, vis-à-vis du métier d’acteur. Notre mère et l’un de nos frères sauvent littéralement des vies ». Peu importe le domaine, chaque Skarsgård semble animé par une volonté de s’accomplir, qu’il s’agisse de jouer, de soigner ou d’explorer d’autres horizons.
Huit enfants, huit destins singuliers, et aucune ombre au tableau. Chez les Skarsgård, pas de place pour la caricature du « vilain petit canard ». Leur réussite collective, qu’elle se joue sous les projecteurs ou ailleurs, donne une image rare : celle d’une famille où chacun avance, à sa façon, vers la lumière qui lui ressemble.


